Nous nous sommes mis au kite-surf mais la progression fut ralentie par l'absence de vent. Après 4 leçons - en 2 mois ! - Olive arrive à tirer quelques bords. Fred travaille trop, elle n'a pu
faire qu'une leçon pour apprendre à lever l'aile de l'eau.
Première conclusion : le Kite, c'est de la balle, trop top méga cool !!
Le bon temps est aussi terminé pour Olive. Depuis le 4 mai il travaille comme technicien pour « Regis Guillemot Charter ». Il est très content du boulot, de l'équipe et du patron.
Un début de travail qui coïncide avec des pluies diluviennes qui ont créées beaucoup de dégats à terre. Nous
sommes finalement bien content d'être sur un bateau qui flotte, sans fuites, sans coupure d'eau et d'électricité !
Il faut juste prévoir la veste de quart et une tenue de rechange pour aller à terre avec le dinghy.
Seul bémol, Forêver reste un peu bloqué dans la baie du Marin... Nous n'avons plus le temps de naviguer, vivement les prochaines vacances !
Nous sommes désolés de ne plus pouvoir mettre à jour régulièrement le blog, il va falloir s'y habituer, les vacances sont terminées...
La grève se poursuit et s’éternise…et va à l’opposé de son idée principale de « lutte contre la vie chère » car les supermarchés étant fermés nous sommes obligés de faire nos courses dans les petites épiceries qui pratiquent des prix excessivement élevés.
La pénurie de carburant nous oblige à utiliser l’annexe le moins possible et nous confine donc au bateau, de même que l’impossibilité de louer une voiture nous empêche de profiter de ces journées pour aller s’initier au kite-surf.
Que de temps perdu…
Heureusement les « accès de violence » et pilages sont concentrés sur Fort-de-France, loin de nous. Par contre les discours de certains manifestants qui prônent la haine raciale contre le béké ou le blanc colonialiste face au pauvre descendant d’esclave nous laissent un peu sceptiques…
En gros, on en a marre de tout ça et cette situation sème le doute dans notre esprit quand à notre projet de s’installer ici, surtout que l’activité touristique risque de s’effondrer et par la même les chances pour Olivier de trouver du travail. Pour Frede pas de problème, elle remplace le médecin de Sainte Anne, ce qui est pratique avec le bateau.
Au Marin la vie suis son cours, les gens sont juste un peu plus tendus que d’habitude, les shipchandlers sont ouverts ce qui nous permet de trouver une bôme. Un problème de résolu, nous pourrons enfin mettre les voiles et naviguer pour un peu se changer les idées.
Forêver a donc une bôme tout neuve, il a juste fallu adapter une pièce du vit de mulet pour l’adapter, passer les bosses de ris et gréer la grand-voile, de quoi nous occuper un peu après toutes ces journées au bateau à tourner en rond et à lire des polars en continu.
Au départ de Ste Anne, on reprend à pied le chemin interrompu l’année dernière par la pluie pour rejoindre la plage des Salines.
En passant par l’Anse Meunier ;
la petite Anse des Salines, qui semble être un lieu de naturisme… ;
sur fond de mangrove et d’étangs salés,
à l’arrivée on fait une petite sieste bien méritée !
Dimanche 8 février, nous naviguons tranquillement par 15 nds de vent arrière pour rejoindre les Anses d'Arlet.
Au niveau de la pointe du Diamant, au cours d'un empannage, la bôme se casse en deux au niveau du
hale-bas...
C'est le branle-bas de combat, il faut vite affaler la grand-voile et poser la bôme sur le pont afin qu'elle ne blesse personne (pont y compris).
Nous rejoignons l'Anse Chaudière au moteur en 1 heure. Une fois au mouillage, nous dégréons la grand-voile, les bosses de ris et emballons les parties coupantes de la bôme que nous posons sur le
pont.
La météo continuant à être belle, le lendemain nous rejoignons Sainte-Anne au moteur en 4 heures avec un bateau nu (un mat sans bôme ça fait bizarre !).
A l'arrivée, à terre, c'est la grève, tout est fermé, plus d'essence ni de gasoil, plus de voitures... on ne va pas pouvoir réparer tout de suite.
La croisière avec les parents d'Olive va devoir se limiter à des promenades à pied aux alentours de Sainte-Anne et aussi à un régime alimentaire limité par la fermeture des magasins d'alimentation.
Pas de bol... pas de bôme...
Le 4 Février, nous embarquons Claude et Jean-Michel à Fort de France.
La visite de la ville tourne court le lendemain matin, tout est désert et fermé, c'est journée de grève
générale...
On aura au moins profité du bel aménagement du front de mer pour les plaisanciers !
Direction les Anses d'Arlet pour un premier bain de mer...
...le temps d'une journée car Olive est appelé pour aller travailler le lendemain au Marin, alors on repart...
Fallait vraiment avoir envie de bosser !! Départ sous la pluie, puis une éclaircie...
...puis prise d'un 3ème ris pour 35 nds établis...
Encore une navigation bien musclée et on est bien content d'être arrivés !
Le 31 janvier, nous partons à la pointe Feula au Vauclin…
…voir Eric faire du kite surf, mais le vent n’est pas au rendez vous, alors on attend…
Une petite brise se lève et hop, toutes les voiles s’envolent !
Le spot est très sympa et on a hâte de s’envoler nous aussi…
Dimanche 25 janvier, nous embarquons Manu et Olive au Marin, c’est un départ sous le soleil et vent arrière, suivi de café et pains au chocolat à l’approche du rocher du Diamant…
2h30 plus tard, arrivée et retrouvaille avec Iona 2, les amis des Coulirou.
Une plongée dans la belle eau claire de l’Anse d’Arlet,
un repas de langoustes improvisé, une nuit rouleuse et un petit déjeuner, et nous voila reparti pour faire du près avec la promesse (météo VHF 79) d’une mer belle et d’un temps ensoleillé…
.. au final pendant 4 heures nous sommes bien secoués et arrosés par les grains et leurs rafales à 35 nds.
Malgré tout, on est quand même prêt à recommencer !
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