Grève et bôme
La grève se poursuit et s’éternise…et va à l’opposé de son idée principale de « lutte contre la vie chère » car les supermarchés étant fermés nous sommes obligés de faire nos courses dans les petites épiceries qui pratiquent des prix excessivement élevés.
La pénurie de carburant nous oblige à utiliser l’annexe le moins possible et nous confine donc au bateau, de même que l’impossibilité de louer une voiture nous empêche de profiter de ces journées pour aller s’initier au kite-surf.
Que de temps perdu…
Heureusement les « accès de violence » et pilages sont concentrés sur Fort-de-France, loin de nous. Par contre les discours de certains manifestants qui prônent la haine raciale contre le béké ou le blanc colonialiste face au pauvre descendant d’esclave nous laissent un peu sceptiques…
En gros, on en a marre de tout ça et cette situation sème le doute dans notre esprit quand à notre projet de s’installer ici, surtout que l’activité touristique risque de s’effondrer et par la même les chances pour Olivier de trouver du travail. Pour Frede pas de problème, elle remplace le médecin de Sainte Anne, ce qui est pratique avec le bateau.
Au Marin la vie suis son cours, les gens sont juste un peu plus tendus que d’habitude, les shipchandlers sont ouverts ce qui nous permet de trouver une bôme. Un problème de résolu, nous pourrons enfin mettre les voiles et naviguer pour un peu se changer les idées.
Forêver a donc une bôme tout neuve, il a juste fallu adapter une pièce du vit de mulet pour l’adapter, passer les bosses de ris et gréer la grand-voile, de quoi nous occuper un peu après toutes ces journées au bateau à tourner en rond et à lire des polars en continu.
